Déclic Immobilier / Serre Chevalier Chantemerle / 20 Avril 2009

L’Immobilier en Briançonnais : La crise ? Connaît pas …

Chantal Pogneaux et Marc Caveglia, les responsables de Déclic Immobilier, livrent leurs analyses sur le marché de l’immobilier dans le Briançonnais. Regards croisés de deux professionnels sur un secteur sous haute surveillance.

La désormais incontournable « crise » a mis sous les projecteurs quelque secteurs-clé comme l’automobile ou l’immobilier. Pour connaître les retombées dans le domaine de l’Immobilier sur le Briançonnais, nous avons questionné Chantal Pogneaux et Marc Caveglia, responsables de l’agence Déclic Immobilier. Les deux spécialistes travaillent depuis plus de vingt ans sur la ville de Briançon et Serre-Chevalier, station qui s’égraine le long de la vallée de la Guisane sur pas moins de trois villages et une quinzaine de hameaux.

Pas d’influence sur les prix

Marc CavegliaCeux qui espéraient profiter de la crise pour faire de meilleures affaires vont être déçus : « Nous n’avons pas eu de ressenti en terme de prix, affirme Marc Caveglia. Par contre, il y a eu des effets en terme de prise de décision. Auparavant, au bout de la troisième visite, les clients s’étaient déjà appropriés leur futur achat. Ils arrivaient le mètre à la main et 99 % d’entre elles se soldaient par une vente ».

La récession a bousculé ce schéma et rendu la clientèle attentiste : « Dès le mois d’août 2008, leur comportement a changé : après ces trois visites, beaucoup nous téléphonaient en disant « on attend ». Pas tellement à cause de la difficulté à obtenir un prêt bancaire car dans la vallée, il s’agit plutôt d’achats de loisirs que les personnes peuvent financer. Mais parce que ces mêmes banquiers ou notaires leur conseillaient d’attendre que les prix baissent encore… Résultat, entre décembre et janvier 2009, pour la première fois en vingt ans, nous n’avons réalisé aucune vente ! »

En refusant des prêts à ceux qui en avaient besoin pour acheter tout en décourageant les plus aisés d’investir, les banquiers ont décidément tenu un rôle plutôt… perturbant sur le cours d’événements qu’ils avaient eux-mêmes déclenchés…

« En conseillant à leur clients solvables d’attendre pour investir, les banquiers -qui étaient déjà responsables de la crise- ont encore aggravé la situation, acquiesce Marc Caveglia. Ils ont continué à ne pas nous aider, à ne pas jouer le jeu. Côté clients, on se demandait bien ce qu’ils attendaient car il était évident que sur un secteur comme le notre les prix n’allaient pas s’effondrer. Mais en début d’année, ils étaient…déboussolés, dans l’expectative ».

Heureusement, en février et mars « on a connu un bon coup d’accélérateur. Les gens se sont décidés, on a eu de nouveaux prospects. Autant sur du neuf que sur de l’ancien, comme sur les reventes, le marché est reparti. Et on a finalement récolté ce que l’on avait semé en fin d’année ».

Des micro-secteurs où les prix peuvent varier du simple au double

Declic ImmobilierIndépendamment de la crise, qui, on l’a vu, a peu influencé le marché, dans le Briançonnais, les prix connaissent des variations très importantes en fonction de la situation géographique du produit : « Il existe une grande différence de prix entre Briançon, encore trop typée ville aux yeux des vacanciers et la vallée », confirme Chantal Pogneaux, directrice de l'agence.

Selon Déclic Immobilier, il faut compter entre 3300 et 3800 € du m² pour un bien neuf sur Briançon. Dans la vallée de la Guisane, la fourchette est beaucoup plus large : elle s’échelonne entre 2500 € à 5000 € du m². Tout étant question de localisation.

Selon Marc Caveglia, « L’ensoleillement, le calme, la proximité ou pas de la route nationale, la distance aux pistes, la vue, l’environnement et bien sur la qualité des prestations influent très largement sur les prix. Comme dans certaines villes de la Côte, la vallée se compose de plusieurs micro-marchés : selon leur situation, certains secteurs peuvent atteindre 30 % de plus. Aussi mieux vaut un terrain bien situé à 250 € le m² qu’un autre à 150 €/m² … » .

« Concernant le prix au m², il y a toujours une marge de négociation mais elle varie beaucoup selon que l’on parle de la vallée ou de Briançon. Dans la vallée, elle ne va pas au-delà de 2 à 5 % alors que sur Briançon on atteint les 5 à 8 % », renchérit Chantal Pogneaux. Qui résume : « On n’a pas constaté de baisse de clientèle pour les résidences de qualité et le plus gros de la demande se situe dans les 3 pièces entre 150 et 450 000 €. La station qui a su garder un esprit montagne, authentique et sa clientèle, familiale, d’un niveau intermédiaire lui est restée fidèle contrairement aux stations haut de gamme qui ont perdu pas mal de leurs riches vacanciers. D’ailleurs, même ici, les clients au-delà de 600 000 € et jusqu’à 2 M€ se sont faits plus timides ».

Contact presse :

Chantal Pogneaux - Tél. (00 33) 04 92 24 08 21
Declic Immobilier
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Serre Chevalier 1350
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Site Internet : www.declic-immobilier.fr